# E-ADMIN THÉORIE

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  • Nombre d’heures du module : 3h00

  • Public : Module Pro

  • PrĂ©requis : MaĂźtrise du Français lu et parlĂ© / Possession d’un ordinateur ou d’un smartphone / PossĂ©der une adresse mail / Avoir un accĂšs internet ainsi que tous les identifiants des applications concernĂ©es.

  • Objectifs de l’atelier :

    • Comprendre ce qu'est l'E-administration
    • ConnaĂźtre le plan d'Action publique 2022
    • ConnaĂźtre les avancĂ©es de la dĂ©matĂ©rialisation
    • ConnaĂźtre les dĂ©marches rĂ©alisables en ligne
    • Initiation au site du Val-de-Marne

Sommaire:

# 1. Introduction Ă  l'e-administration

# 1.1 Définitions et notions à comprendre :

Depuis l’avĂšnement des ordinateurs, les administrations publiques sont de grandes consommatrices de technologies de l’information et de la communication (TIC). A l’instar des entreprises privĂ©es, les premiĂšres applications informatiques ont Ă©tĂ© l’automatisation des tĂąches de traitement de masse utilisant ainsi la puissance de calcul des gros ordinateurs centraux. Puis l’évolution technologique a permis de passer de l’informatique de gestion aux systĂšmes d’information, vĂ©ritable support aux activitĂ©s des mĂ©tiers. DĂ©sormais, depuis une dĂ©cennie, les administrations ont recours aux technologies basĂ©es sur l’Internet.

L' e-gouvernement (ou gouvernement électronique) est un concept qui est apparu dans les administrations publiques vers la fin des années 80. L'e-gouvernement est définit par la communauté européenne comme « l'utilisation des technologies de l'information et des communications (TIC) dans les administrations publiques, associée à des changements au niveau de l'organisation et de nouvelles aptitudes du personnel. L'objectif est d'améliorer les services publics, renforcer les processus démocratiques et de soutien aux politiques publiques.»

Clairement, le e-gouvernement ne consiste pas seulement Ă  mettre les prestations de service existantes sur l’Internet. Il ne s'agit pas du gouvernement « traditionnel » auquel on aurait rajoutĂ© l'Internet mais d'un processus radical de changement de la maniĂšre dont l'État travaille et communique.

Le e-gouvernement se décompose en 3 grands domaines :

  1. la e-administration (synonymes : administration en ligne, administration électronique cyber administration) qui est en fait l'application du e-gouvernement dans sa relation avec les citoyens et les entreprises en tant qu'administrés. C'est le domaine de la prestation électronique de service qui consiste à offrir aux administrés citoyens et entreprises la possibilité de procéder en ligne à leurs transactions avec l'administration publique.
  2. la e-démocratie (synonymes : démocratie en ligne, cyber démocratie) est l'axe du e-gouvernement qui développe la relation avec le citoyen en tant qu'acteur politique. C'est le domaine du e-voting (ou vote électronique), mais aussi des forums de discussion pour permettre aux citoyens d'échanger et d'enrichir les débats politiques.
  3. la e-société est l'axe de développement des technologies de l'information et de la communication dans la société.

Notre module s’intĂ©ressera lui Ă  la notion d’e-administration.

# 1.2 La notion d’E-administration

La plupart des pays francophones utilisent le terme d’administration Ă©lectronique notamment la France avec son programme ADELE pour Administration Electronique , d’autres pays parlent d’administration en ligne tandis que par exemple la ConfĂ©dĂ©ration HelvĂ©tique utilise plutĂŽt le terme de cyberadministration.

Selon l’OCDE, la e-administration est "l’usage des technologies de l’information et de la communication et en particulier de l’internet en tant qu’outils visant Ă  mettre en place une administration de meilleure qualitĂ©".

L’administration Ă©lectronique peut ĂȘtre dĂ©finie comme « l’utilisation des techniques de l’information et de la communication (TIC), et en particulier d’Internet, dans le but d’amĂ©liorer la gestion des affaires publiques » (L’administration Ă©lectronique : un impĂ©ratif. Rapport OCDE 2003

Les premiers services tĂ©lĂ©matiques voient le jour Ă  la fin des annĂ©es 1980 en France grĂące au Minitel et les administrations participent au dĂ©veloppement d’Internet dĂšs la seconde moitiĂ© des annĂ©es 1990. Mais ce n’est qu’à partir de 1997 que l’administration Ă©lectronique Ă©merge progressivement en tant que politique publique Ă  part entiĂšre et que s’élabore une stratĂ©gie globale.

Profitons d’un temps pour contextualiser la notion avec son processus de mis en place.

# 1.3 Petite histoire de l’e-admin en France

Le programme Action publique 2022 lancĂ© par le gouvernement Ă  l’automne 2017 entend donner un nouvel Ă©lan Ă  la transformation numĂ©rique de l’administration mais est-ce rĂ©ellement une rĂ©volution ?

L’e-administration est en rĂ©alitĂ© un plan français au dĂ©ploiement constant depuis plus de vingt ans.

  • En effet, depuis 1998, les pouvoirs publics ont Ă©laborĂ© plusieurs programmes ou plans en vue de dĂ©velopper l’administration Ă©lectronique. Ce mouvement a dĂ©butĂ© avec le programme d’action gouvernemental pour la sociĂ©tĂ© de l’information (PAGSI). Il a notamment dĂ©bouchĂ© sur l’adoption par les ministĂšres de programmes pluriannuels de modernisation (PPM) et sur la crĂ©ation en 2000 du portail de l’administration, https://www.service-public.fr/

La politique poursuivie vise Ă  faire de l’État un acteur exemplaire et un accĂ©lĂ©rateur, plus transparent et plus efficace, en facilitant la diffusion en ligne des informations publiques essentielles et en gĂ©nĂ©ralisant les tĂ©lĂ©procĂ©dures. Il s’agit de mettre en place une « administration Ă  accĂšs pluriel » pour les usagers français (guichets physiques, courriers, services en ligne ou tĂ©lĂ©phonie).

  • Ce mouvement de modernisation s’est poursuivi avec le plan Administration Électronique (ADELE) sur la pĂ©riode 2004-2007. La finalitĂ© de ce plan, dotĂ© d’un budget de 1,8 milliard d’euros, consĂ©quent pour la pĂ©riode, est de faire de l’administration Ă©lectronique un levier de la modernisation de l’État.
  • En 2008, le plan "France numĂ©rique 2012" prend le relais d’ADELE en matiĂšre d’administration Ă©lectronique. Il a notamment pour but d'accroĂźtre l’accessibilitĂ© des sites Internet publics, de dĂ©velopper le paiement en ligne, d'amĂ©liorer l’interopĂ©rabilitĂ© entre administrations et d'ouvrir les donnĂ©es publiques (open data). Selon un bilan prĂ©sentĂ© en 2011, le plan "France numĂ©rique 2012" a permis la dĂ©matĂ©rialisation de 76% des procĂ©dures les plus attendues par les usagers. Un rĂ©fĂ©rentiel gĂ©nĂ©ral d’interopĂ©rabilitĂ© (RGI) est publiĂ© en 2009 et valorise les standards ouverts. Quant Ă  la politique d'ouverture des donnĂ©es, elle se concrĂ©tise par la crĂ©ation fin 2011 de la plateforme de donnĂ©es publiques, data.gouv.fr, dĂ©veloppĂ©e par la mission Etalab.
  • En 2012, le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă  la modernisation de l’action publique (SGMAP) est instituĂ©. Il est chargĂ© de mettre en Ɠuvre la politique de modernisation de l’État, notamment en matiĂšre numĂ©rique.
  • Fin 2015, les usagers se voient proposer un nouveau service numĂ©rique : celui de saisir par voie Ă©lectronique (SVE), dans les mĂȘmes conditions qu’une saisine postale, les administrations d’État pour prĂšs de 9 dĂ©marches administratives sur 10. Cette saisine peut ĂȘtre effectuĂ©e par le biais d’une tĂ©lĂ©procĂ©dure, d’un formulaire de contact ou par courriel.
  • En 2016, France Connect est dĂ©ployĂ©. Cet outil permet d’utiliser un compte, un identifiant et un mot de passe uniques pour tous les services publics en ligne (impĂŽts, caisse d’allocations familiales, mairie, etc.). La refonte du site Service-Public.fr a Ă©galement lieu.
  • En 2017, le plan "PrĂ©fectures nouvelle gĂ©nĂ©ration" (PPNG) est mis en Ɠuvre. Les procĂ©dures de dĂ©livrance des titres (demande de permis de conduire ou de carte grise, prĂ©-demande de passeport ou carte d’identitĂ©) sont dĂ©matĂ©rialisĂ©es. La rĂ©forme repose sur l’Agence nationale des titres sĂ©curisĂ©s (ANTS) et les nouveaux centres d’expertise et de ressources des titres (CERT) rĂ©partis sur tout le territoire. La mise en place de la tĂ©lĂ©procĂ©dure pour obtenir sa carte grise a cependant rencontrĂ© de nombreuses difficultĂ©s qui ont provoquĂ© d’importants retards dans la dĂ©livrance des titres.
  • Aujourd’hui le programme Action publique 2022, programme de rĂ©forme de l’État lancĂ© par Édouard Philippe, Premier ministre, le 13 octobre 2017, reprend pour prioritĂ© la transformation numĂ©rique des administrations avec pour objectif le tout numĂ©rique administratif.

# 1.4 La E-administration : Pourquoi cette mise en place ?

La e-administration doit permettre aux usagers de ne plus se dĂ©placer de guichet en guichet. Elle doit centraliser et coordonner les procĂ©dures Ă©lectroniques des diffĂ©rents ministĂšres afin que celles-ci puissent ĂȘtre traitĂ©es de la mĂȘme façon quelle que soit leur origine.

Du point de vue de l’usager, l’administration devrait apparaĂźtre comme une seule organisation unifiĂ©e et cohĂ©rente.

En outre, elle doit permettre aux diffĂ©rentes administrations de se transmettre des informations concernant un citoyen, avec l’accord et sous le contrĂŽle de celui-ci et dans le respect du cadre lĂ©gal de la protection de la sphĂšre privĂ©e.

# 1.4.1 OĂč la mettre en place ?

L’administration Ă©lectronique ne se limite pas Ă  Internet comme nous pouvons le penser. Afin de la mettre en place, il faut certes dĂ©velopper des services Ă©lectroniques qui soient accessibles par Internet , mais aussi par d’autres canaux, qu’il s’agisse d’une borne interactive (mairie ou les impĂŽts par exemple), d’un papier, d’un tĂ©lĂ©phone ou par l’intermĂ©diaire d’un agent public.

# 1.5 La e-administration permet de travailler plus efficacement pour l’administration

Comme en tĂ©moignent de nombreux pays de l’OCDE, la performance de la gestion publique est au cƓur des prĂ©occupations des rĂ©formes de la gestion publique.

Les prestations Ă©lectroniques de services mises Ă  disposition sur Internet permettent aux usagers de saisir leurs donnĂ©es, de les contrĂŽler et de les transmettre Ă  l’administration. Ce canal est source de gain de productivitĂ© et la qualitĂ© des donnĂ©es s’en trouve amĂ©liorĂ©e. Au sein de l’administration, l’efficience sera accrue en rĂ©duisant les multiples collectes de la mĂȘme information auprĂšs du mĂȘme usager.

Pourtant malgrĂ© l’attestation officielle il semblerait que la e-administration n’ait pas uniquement des cĂŽtĂ©s positifs. Creusons cette position.

# 1.5.1 Les limites de cette notion

En effet, malgrĂ© ses cĂŽtĂ©s sĂ©duisants, la e-administration, c’est Ă©galement plusieurs aspects dĂ©favorables Ă  :

  • DĂ©shumanisation du contact avec les administrations : aujourd’hui, toutes les administrations se sont dotĂ©es de ces moyens de communication modernes, en phase avec l’évolution de la sociĂ©tĂ©. S’il ne faut pas nier certains avantages, comme la possibilitĂ© d’effectuer des dĂ©marches sans se dĂ©placer ou d’obtenir une rĂ©ponse plus rapide, cette modernisation parfois excessive a aussi conduit, dans certains cas, Ă  une dĂ©shumanisation du service public.
  • Exclusion par le numĂ©rique des publics les plus prĂ©caires, ĂągĂ©s, handicapĂ©s ou illettrĂ©s accentuĂ©e par des dĂ©marches accessibles uniquement en ligne (ex: demande de logement social). ProblĂšme du non-recours au droit
  • Manque de transparence des algorithmes (type APB) menant Ă  des discriminations
  • Privatisation du secteur public: Ex: Multiplication des start-up d’Etat et des entrepreneurs d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour dĂ©velopper dans des temps courts des ‘services publics innovants. De plus une Ă©tude menĂ©e pour le gouvernement montre que 70 % des effectifs de fonctionnaires pourraient voir leurs mĂ©tiers changer profondĂ©ment avec la montĂ©e en puissance du numĂ©rique. Tous les secteurs sont concernĂ©s, des enseignants aux policiers.

# 1.5.2 Et l’usager dans tout cela ?

Il est possible d’affirmer que la mise en place de la e-administration amĂ©liore la qualitĂ© des services cependant cette affirmation ne prend pas en compte la rĂ©alitĂ© du terrain souvent bien diffĂ©rente de la thĂ©orie bureaucratique Ă©noncĂ©e ci-dessus.

Le point essentiel des programmes de rĂ©forme et de modernisation de l’administration est une approche centrĂ©e sur le citoyen plutĂŽt que sur l’administration vous dira-t-on, cependant le perdant Ă  court et moyen terme se trouvera toujours le mĂȘme : le citoyen dit lambda qui perdra ses repĂšres et subira une nouvelle situation qu’il n’a pas souhaitĂ©e ni mĂȘme anticipĂ©e. Quid de ceux qui ne maĂźtrisent pas les appareils nĂ©cessaires Ă  l’application de ce grand changement ? Quid de ceux qui ne disposent pas du matĂ©riel chez eux ou prĂšs de chez eux ? Quid de ceux qui n’ont jamais voulu utiliser ces matĂ©riels ?

# 1.6 Focus sur la notion d’illectronisme

C'est un chiffre alarmant. En dĂ©cembre 2017, le gouvernement lançait une « stratĂ©gie nationale d’inclusion numĂ©rique », destinĂ©e Ă  venir en aide aux laissĂ©s-pour-compte du digital.

Face Ă  un État qui se veut toujours plus connectĂ©, les citoyens devaient pouvoir ĂȘtre sur la mĂȘme ligne. Cependant comme Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment ce n’est pas le cas. Avant l’étĂ©, le Syndicat de la Presse Sociale (SPS) publie un livre blanc sur « l'illectronisme » oĂč nous y apprenons des faits importants. Aujourd’hui l’illectronisme concerne aujourd'hui 11 millions de Français, soit 23 % de la population.

Cette dénomination recouvre évidemment plusieurs réalités :

  • Les plus ĂągĂ©s : 27 % des 60 ans n'utilisent jamais Internet, ce chiffre passe Ă  42 % pour les plus de 80 ans.

  • Les plus jeunes : situation protĂ©iforme : Pourtant nĂ©s avec ces nouvelles technologies et trĂšs Ă  l'aise sur certaines applications, rĂ©seaux sociaux ou consoles de jeu, ils se trouvent dĂ©semparĂ©s dĂšs que l'utilisation devient moins ludique.

  • Les adultes non diplĂŽmĂ©s : Un autre facteur d'exclusion numĂ©rique est le niveau d'Ă©tudes. Ainsi, les adultes peu ou pas diplĂŽmĂ©s vont Ă©galement rencontrer des difficultĂ©s Ă  se servir des outils, mĂȘme si encore "prĂšs d'un adulte sur cinq n'utilise pas d'outil numĂ©rique ou abandonne en cas de difficultĂ©", toujours selon le rapport.

  • Les habitants de zones blanches : La fracture numĂ©rique est aussi une histoire de gĂ©ographie et d'accĂšs aux outils. En France, encore 541 communes sont dĂ©pourvues de toute connexion internet et mobile, selon le DĂ©fenseur des droits, Jacques Toubon, ce qui reprĂ©sente 500 000 personnes situĂ©es dans ces zones blanches.

  • Les SDF : Selon une Ă©tude sur la prĂ©caritĂ© numĂ©rique, datĂ©e de 2018, 91% des sans-abri interrogĂ©s possĂšdent un tĂ©lĂ©phone et 71% ont un smartphone. Elle note toutefois une rĂ©elle "hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© en termes d'accĂšs et d'utilisation des outils numĂ©riques". Les personnes SDF sont confrontĂ©es Ă  diverses problĂ©matiques qui rendent plus difficile leur accĂšs au numĂ©rique, notamment en ce qui concerne un accĂšs Internet limitĂ©, des difficultĂ©s de rechargements, des vols d'appareils... Le manque de ressources et l'absence de domiciliation ne leur permettent pas toujours de bĂ©nĂ©ficier d'un abonnement mobile

    Les personnes illettrées, qui représentent 7 % de la population française, sont aussi touchées.

De plus, prÚs d'un tiers des Français (32%), que l'étude nomme "abandonnistes", déclarent avoir déjà renoncé, dans les douze derniers mois, à faire quelque chose parce qu'il fallait utiliser internet.

Ces personnes, qui se retrouvent dans toutes les catégories de la population (de façon équivalente quels que soient le sexe, la catégorie socio-professionnelle, en ville ou à la campagne...), disent renoncer principalement à une démarche liée aux loisirs (55%), mais aussi à des démarches administratives (39%).

Une lueur d’espoir ?

Quelles sont donc les solutions envisageables face Ă  un problĂšme qui possĂšde des racines autant technologiques que sociales ? Plusieurs pistes sont Ă  l'Ă©tude, mais c'est bien du cĂŽtĂ© du smartphone que les principaux espoirs semblent rĂ©sider, notamment pour les services publics. De Plus, sur son site, l’association Emmaus Connect met aussi en avant l'exclusion numĂ©rique des SDF. Selon une Ă©tude sur la prĂ©caritĂ© numĂ©rique des personnes sans domicile fixe, datĂ©e de 2018, 91% des sans-abri interrogĂ©s possĂšdent un tĂ©lĂ©phone et 71% ont un smartphone. Elle note toutefois une rĂ©elle "hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© en termes d'accĂšs et d'utilisation des outils numĂ©riques".

"Les personnes SDF sont confrontées à diverses problématiques qui rendent plus difficile leur accÚs au numérique, notamment en ce qui concerne un accÚs Internet limité, des difficultés de rechargements, des vols d'appareils... Le manque de ressources et l'absence de domiciliation ne leur permettent pas toujours de bénéficier d'un abonnement mobile", souligne l'étude.

D’aprĂšs le rapport du Syndicat de la Presse Sociale, l’administration va mettre l’accent sur l'intelligence artificielle et les interactions vocales avec comme but d’ici les prochaines annĂ©es de remplacer la saisie des donnĂ©es par la possibilitĂ© de la dictĂ©e vocale.

« On peut imaginer que, d'ici trois ans, une personne qui ne sait pas lire ou qui ne peut plus taper sur son ordinateur pourra prendre un rendez-vous avec sa CAF ou déclarer ses revenus en ligne en parlant à son ordinateur ou son smartphone ».

Pour conclure cette partie d’introduction sur l’e-administration française, trois aspects sont Ă  prendre en compte et ont Ă©tĂ© largement sous-estimĂ©s et pourtant largement interconnectĂ©s. Il n’y aura pas :

  • d’automatisation efficace sans numĂ©risation ;
  • de numĂ©risation efficace sans rĂ©vision, donc simplification des procĂ©dures ;
  • de simplification si on ne prend pas en compte les contraintes et les changements inhĂ©rents Ă  la numĂ©risation et Ă  l’automatisation.

# 1.7 Focus sur les équipements des français

# 1.7.1 Le smartphone, grand gagnant des équipements

Dans la course effrĂ©nĂ©e des mĂ©nages aux Ă©quipements numĂ©riques qui voit chaque annĂ©e fleurir de nouvelles possibilitĂ©s (tablettes, montres connectĂ©es, et depuis peu enceintes intelligentes), le smartphone s’impose aujourd’hui comme l’équipement de rĂ©fĂ©rence. En 2018, 3 personnes sur 4 ont l’usage d’un smartphone (75%, + 2 points). L’accĂšs au rĂ©seau 4G devient de plus en plus aisĂ© : 61% des Ă©quipĂ©s mobiles se connectent Ă  internet par ce biais. La courbe de progression de l’accĂšs 4G est fulgurante : le taux a progressĂ© de +19 points en deux ans, +47 points en quatre ans.

Probablement en lien avec la plus grande rapiditĂ© de dĂ©bit offerte par la 4G, le smartphone s’installe petit Ă  petit comme le mode d’accĂšs principal Ă  internet (46%, +4 points par rapport Ă  l’an dernier), grignotant encore cette annĂ©e du terrain Ă  l’ordinateur (35%, -3 points). Le smartphone est l’équipement le plus souvent utilisĂ© pour accĂ©der Ă  internet - Champ : ensemble de la population de 12 ans et plus, en % -

# 1.7.2 Un palier atteint par les autres équipements ?

S’agissant de l’ordinateur Ă  domicile, le taux d’équipement baisse de 3 points cette annĂ©e et s’établit Ă  78%. Le nombre de personnes disposant de plusieurs ordinateurs diminue (30%, - 3 points par rapport Ă  2017). Et, situation inĂ©dite, le nombre de personnes disposant d’une tablette diminue Ă©galement (41%, contre 44% l’an dernier). Ces Ă©volutions sont confortĂ©es par d’autres sources, notamment l’INSEE qui indique que « la 78% des voyageurs en 2018 69% des voyageurs en 2017 +9 points en un an . Au contraire, la consommation en appareils Ă©lectroniques et informatiques se replie aprĂšs une forte croissance en 2016 ».

Dans la façon de se connecter à domicile, les connexions par ordinateur via une connexion fixe restent les plus pratiquées mais marquent le pas (75%, - 3 points), tandis que les connexions sur téléphone ou tablette via le wifi se maintiennent à 64%. Seules les connexions sur le réseau mobile continuent à progresser (55%, + 4 points en un an).

# 1.8 L’Union europĂ©enne et l’e-administration

# 1.8.1 Le cas de l’Estonie, championne d’Europe de la transformation numĂ©rique

Ne dites pas Estonie, mais plutĂŽt e-Estonie

SUPERFICIE : 45 227 kmÂČ (Eurostat - 2013)

POPULATION : 1,32 million (Eurostat - 2019)

Il y a un peu plus de deux ans, le 4 juillet 2017, devant l'AssemblĂ©e nationale, le Premier ministre Edouard Philippe dĂ©clarait : « Fixons-nous un objectif simple : avoir des services publics numĂ©riques de mĂȘme qualitĂ© que ceux du secteur marchand [
] J'Ă©tais, avec un certain nombre de membres du gouvernement, en Estonie, la semaine derniĂšre, eux l'ont fait. »

La référence à l'Estonie, ancienne République soviétique de 1,3 million d'habitants, a, à premiÚre vue, de quoi surprendre. Pourtant, ce pays est effectivement parvenu à développer un modÚle d'e-gouvernement aujourd'hui approuvé par tous. Explications :

# 1.8.2 Quelle numérisation des services publics en Estonie ?

"En Estonie, on peut tout faire en ligne depuis sa maison, sauf se marier" Katrin Nyman-Metcalf, directrice de recherche Ă  l’e-government academy (EGA) de l’Estonie, un think tank spĂ©cialisĂ© dans la transformation numĂ©rique

TrÚs tÎt aprÚs l'effondrement du bloc soviétique, les pouvoirs publics estoniens ont souhaité acquérir un avantage comparatif par l'utilisation des technologies de l'information et de la communication. Ce fut chose faite au moyen de politiques publiques volontaristes.

Cela a favorisĂ© l'Ă©mergence d'un État plate-forme ouvert aux diffĂ©rents acteurs Ă©conomiques et soucieux d'assurer tant les libertĂ©s des individus que l'efficacitĂ© de son administration.

Grùce aux cartes d'identité électroniques (adoptées par 98 % de la population), Estoniens comme résidents peuvent accéder à leurs ordonnances médicales, utiliser la signature électronique, enregistrer leur société en 18 minutes, ou encore voter en ligne. Enfin, la mise en place d'un systÚme d'échange d'informations décentralisé, le X-Road, permet aux individus de contrÎler l'utilisation de leurs données sans pour autant obérer l'action publique.

Depuis la mise en place en 2014 de son programme « e-résident » qui confÚre l'accÚs à la plupart des e-services estoniens depuis l'étranger, l'Estonie se plaßt à se présenter comme une « nation digitale » dans un « Etat sans frontiÚre ».

La rĂ©ussite du modĂšle d'e-gouvernement estonien est patente. Non seulement cet État balte peut se targuer d'ĂȘtre une Silicon Valley europĂ©enne avec un Ă©cosystĂšme de start-up des plus attractifs, mais il se positionne aussi comme expert, initiateur de normes sur les scĂšnes europĂ©enne et internationale comme l'ont dĂ©montrĂ© la prĂ©sidence estonienne du Conseil de l'Union europĂ©enne ou la rĂ©daction du « Manuel de Tallinn », qui propose une application du droit international aux cyber-conflits.

Aujourd'hui, l'exportation du modĂšle et du savoir-faire estoniens bat son plein et les visites de gouvernements en Estonie se multiplient. La France ne fait pas exception Ă  la rĂšgle et la majoritĂ© actuelle entend pleinement s'inspirer de cette rĂ©ussite tout en l’adaptant aux spĂ©cificitĂ©s françaises. Un accord renforçant la coopĂ©ration dans le numĂ©rique entre les deux États a d'ailleurs Ă©tĂ© signĂ© le 19 mars 2018.

La contextualisation du module rĂ©alisĂ©e, le but est ici de rentrer dans l’application de l’e-administration Ă  la française, montrer comment elle s’est rĂ©alisĂ©e jusqu’à aujourd’hui.

# 2. Initiation à l’E-administration

# 2.1 Le programme "Action Publique 2022"

Édouard Philippe a lancĂ© le 13 octobre 2017, le programme "Action Publique 2022" aux cĂŽtĂ©s de GĂ©rald Darmanin (Ministre des comptes publics) et de Mounir Mahjoubi ( ancien secrĂ©taire d’État chargĂ© du NumĂ©rique). Ce programme ambitieux vise Ă  repenser le modĂšle de l'action publique en interrogeant en profondeur les mĂ©tiers et les modes d’action publique au regard de la rĂ©volution numĂ©rique qui redĂ©finit les contours de notre sociĂ©tĂ©.

# 2.1.1 Pourquoi ?

La transformation de l'action publique est prĂ©sentĂ© comme « un impĂ©ratif pour rĂ©pondre aux transformations profondes qui traversent notre sociĂ©tĂ© » et qui bouleversent les mĂ©tiers et les modes d’action publique : l’irruption du numĂ©rique, le dĂ©veloppement des nouveaux usages collaboratifs, l’évolution des attentes des usagers vers plus de proximitĂ©, le dĂ©veloppement et l'usage de l’intelligence artificielle, l'optimisation de l'utilisation des donnĂ©es de masses.

Avec le lancement du programme "Action Publique 2022", en octobre 2017, le gouvernement français a pour objectif de bùtir un nouveau modÚle de conduite des politiques publiques qui prend en compte la révolution digitale et ses nouveaux usages. Les agents publics, les usagers des services publics, les contribuables doivent tous bénéficier de cette transformation numérique de l'administration.

Le programme Action publique 2022 https://www.modernisation.gouv.fr/action-publique-2022/comprendre/action-publique-2022-un-programme-pour-accelerer-la-transformation-du-service-public

Cette Ă©tape consiste Ă  montrer de maniĂšre concrĂšte aux apprenants le tableau de bord des dĂ©marches dĂ©matĂ©rialisĂ©es de l’État français.

Cet observatoire de la qualitĂ© des services numĂ©riques, qui a vu le jour en 2018, ne se contente pas de livrer une statistique gĂ©nĂ©rale. Chaque dĂ©marche est dĂ©taillĂ©e : est-elle rĂ©alisable entiĂšrement en ligne ? L’identification France Connect est-elle sollicitĂ©e ? Peut-on la faire sur mobile ? Le support de l’internaute est-il au niveau (c’est-Ă -dire avec deux moyens de contact, dont un implique un correspondant humain) ? Quel sont le degrĂ© de disponibilitĂ© et le temps de rĂ©ponse ?

Enfin, l’observatoire affiche aussi un indice de satisfaction des usagers. Celui-ci est gĂ©nĂ©rĂ© en agrĂ©geant les apprĂ©ciations des internautes lorsqu’ils achĂšvent leur dĂ©marche. Ainsi, il sera possible de savoir si la procĂ©dure est apprĂ©ciĂ©e des administrĂ©s, une information qui sera en rĂ©alitĂ© surtout utile Ă  l’administration elle-mĂȘme pour repĂ©rer les procĂ©dures qui ne vont pas.

Cette étape consiste autant en la lecture du tableau que de la participation des apprenants à leurs futurs démarches.

# 2.2 Comment se repérer dans les démarches administratives

Site généraliste des démarches administratives : https://www.service-public.fr/

# 2.2.1 Qu’est-ce que le site service-public.fr ?

Service-public.fr est le site officiel de l'administration française. Il constitue le pĂŽle multicanal de renseignements administratifs. C’est Ă©galement un guichet Ă  distance d’information administrative et d’accĂšs aux dĂ©marches en ligne.

Service-public.fr propose 6 grandes rubriques :

  • ActualitĂ©s : articles quotidiens liĂ©s Ă  l’actualitĂ© des droits et dĂ©marches indexĂ©s par thĂšmes et par public, focus sur une actualitĂ© particuliĂšre, agenda des dĂ©marches Ă  effectuer au cours du mois
  • Vos droits et dĂ©marches : organisĂ© en 10 thĂšmes, ce guide pratique rassemble les ressources utiles pour connaĂźtre ses droits et ses obligations et effectuer ses dĂ©marches administratives (fiches d’information sur un droit et la dĂ©marche Ă  entreprendre, dĂ©marche en ligne ou formulaire, questions-rĂ©ponses, textes lĂ©gaux de rĂ©fĂ©rence, dĂ©finitions des termes administratifs, complĂ©ments d’information sur d’autres sites internet, coordonnĂ©es et heures d’ouverture du service administratif compĂ©tent dans la localitĂ© de l’usager pour le renseigner ou pour traiter sa dĂ©marche administrative affichĂ©e lorsque l’internaute saisit le code postal ou le nom de sa commune
  • Comment faire si... : accĂšs Ă  9 dossiers pratiques rĂ©capitulant les dĂ©marches Ă  effectuer en cas de changement de situation
  • Annuaire de l’administration : coordonnĂ©es de 11 000 services nationaux, 70 000 services publics locaux et 14 000 responsables, un accĂšs direct aux mairies, aux ambassades de France Ă  l’étranger et aux institutions europĂ©ennes
  • Poser une question : pour entrer en contact avec l’administration par courrier Ă©lectronique, par tĂ©lĂ©phone avec «Allo Service-Public 3939» et possibilitĂ© de consulter les 300 questions frĂ©quemment posĂ©es par les usagers ainsi que les rĂ©ponses apportĂ©es par service-public.fr
  • Services en ligne et formulaires : accĂšs aux tĂ©lĂ©procĂ©dures, formulaires en ligne et modules de calcul permettant de simuler un montant Ă  percevoir ou Ă  payer.

Le rĂŽle de l’animateur est ici de prĂ©senter le site et de mettre en avant les services importants du site tels que le service en ligne et formulaires comme dĂ©taillĂ©s ci-dessus.

# 2.2.2 Qu’est-ce que mes aides.gouv.fr ?

Site pour connaßtre les différentes aides : https://mes-aides.gouv.fr/

"Avec ce simulateur, notre ambition est d’accompagner plus efficacement chacun dans l’activation de ses droits. Il s’agit Ă  la fois d’informer le grand public qu’il existe un outil facile d’utilisation, rapide, efficace et anonyme, qui permet, sans aucune dĂ©marche administrative, d’avoir une idĂ©e prĂ©cise des aides existantes, mais aussi de donner aux professionnels du travail social les outils pour leur permettre d’engager un dialogue constructif avec les personnes suivies afin de les orienter au mieux vers les aides auxquelles elles ont droit" a rĂ©sumĂ© la secrĂ©taire d’État chargĂ©e des Personnes handicapĂ©es et de la Lutte contre l’exclusion.

Ce site vous propose de simuler vos droits à plus d’une vingtaine de prestations sociales en quelques minutes. Le site compare votre situation personnelle aux critùres des principales aides nationales, comme le RSA, la CMU-C ou les allocations familiales, ainsi que de certaines aides locales.

Grùce aux informations transmises, le site estime à quelles aides vous avez droit ainsi que leurs montants et conditions d'attribution. Vous pouvez ensuite engager les démarches auprÚs des organismes ciblés. Une liste non exhaustive est présente ci-dessous :

  • Minima sociaux : le Revenu de solidaritĂ© active (RSA), l’Allocation spĂ©cifique de solidaritĂ© (ASS), l’Allocation de solidaritĂ© aux personnes ĂągĂ©es (ASPA), l’Allocation supplĂ©mentaire d’invaliditĂ© (ASI), l’Allocation aux adultes handicapĂ©s (AAH).
  • Prime d’activitĂ©
  • Prestations maladie : la Couverture maladie universelle complĂ©mentaire (CMU-C), l’Aide au paiement d’une complĂ©mentaire santĂ© (ACS).
  • Prestations familiales : les Allocations familiales, l’Allocation soutien familial, le ComplĂ©ment familial, l’Allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant.
  • Aides au logement : l’Allocation de logement sociale, l’Allocation de logement familiale, l’Aide personnalisĂ©e au logement.

Le simulateur demande des renseignements sur 7 paramĂštres : Son identitĂ©, ses enfants, son conjoint, le logement, les ressources et pensions alimentaires et enfin le rĂ©sultat ( comme notifiĂ© sur la capture d’écran ci -dessous:

Note : Le but du formateur sera de prĂ©senter le site et de montrer comment le simulateur fonctionne tout en prenant en compte le fait qu’il ne peut pas faire Ă  la place de la personne.

# 2.2.3 Qu’est-ce que le site [Oups.gouv] (https://www.oups.gouv.fr/)?

Le but de la dĂ©marche ici est d’introduire la notion de droit Ă  l’erreur dans les dĂ©marches administratives.

Qu’est-ce que la notion de droit à l’erreur ?

Définition

Le principe du droit Ă  l’erreur repose sur un a priori de bonne foi et atteste de la possibilitĂ© pour chaque Français de se tromper dans ses dĂ©clarations Ă  l’administration, sans risquer une sanction dĂšs le premier manquement.

Chaque usager, particulier ou entreprise, peut alors rectifier, spontanĂ©ment ou Ă  la demande de l’administration, son erreur lorsque celle-ci est commise de bonne foi et pour la premiĂšre fois.

Le droit Ă  l’erreur s’inscrit ainsi dans une dĂ©marche globale visant Ă  impulser une vĂ©ritable relation de confiance entre le service public et les usagers autour des principes de bienveillance, de proactivitĂ©, de transparence et d’accessibilitĂ©.

Ce droit concerne toutes les catĂ©gories d’administrĂ©s, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales (particuliers comme entreprises).

Ce que nous pouvons trouver sur le site :

  • La liste des erreurs les plus frĂ©quentes que nous rencontrons dans l’établissement de nos dĂ©marches administratives.
  • Des conseils pour les Ă©viter !

Si nous nous trompons quand mĂȘme, la loi a introduit le concept du droit Ă  l’erreur comme dĂ©crit ci-dessus.



Le rĂŽle du formateur repose sur l’explication de l’utilitĂ© du site ainsi que de prĂ©senter les erreurs les plus frĂ©quentes dans l’e-administration.

# 2.2.4 Qu’est-ce que le site France Connect ?

Étape introduction au concept de France Connect https://franceconnect.gouv.fr/

Pourquoi utiliser France Connect ? Quelle utilitĂ© pour l’utilisateur ?

Une myriade d’identifiants et de mots de passe Ă  retenir pour accĂ©der Ă  des sites web individuels, des donnĂ©es Ă  saisir Ă  chaque crĂ©ation de compte : c’est le cauchemar des internautes qui utilisent activement la toile. C’est pourquoi l’État a imaginĂ© un systĂšme un peu similaire Ă  Facebook Connect qui permet de s’authentifier sur d’autres sites que Facebook grĂące Ă  son login du rĂ©seau social. Mais France Connect fonctionne un peu diffĂ©remment.

Voici comment :

Comment cela fonctionne t-il ?

France Connect permet de s’authentifier avec un compte existant sur d’autres sites du rĂ©seau participant au systĂšme sans devoir recrĂ©er un compte, ou en en crĂ©ant un de maniĂšre accĂ©lĂ©rĂ©e grĂące Ă  la rĂ©cupĂ©ration des donnĂ©es du compte France Connect. Mais une fois le compte créé, vous vous connectez avec vos identifiants France Connect, ce qui est bien plus pratique pour l’utilisateur.

Le rĂŽle du formateur repose autant sur l’utilitĂ© de la mĂ©thode que sur la crĂ©ation de l’identifiant unique.

Comment créer un compte France Connect ?

  1. Rendez-vous. sur le site de votre démarche : ANTS, service-public, Assurance retraite ou autre.
  2. Cliquez. sur le bouton France Connect.
  3. Sélectionnez. un compte existant pour vous identifier : Impots.gouv.fr, Ameli.fr, IDN La Poste, Mobile Connect et Moi ou MSA.
  4. Saisissez.

# 2.2.5 Qu’est-ce que l’identitĂ© numĂ©rique La Poste ?

Étape L’identitĂ© numĂ©rique

Avec L’IdentitĂ© NumĂ©rique de La Poste, un seul identifiant sĂ©curisĂ© suffit pour vous connecter sur des centaines de sites et prouver votre identitĂ©. Ce service simple, fiable et gratuit vous prĂ©munit des risques d’usurpation d’identitĂ© et vous permet de maĂźtriser le partage de vos donnĂ©es personnelles.

Comment faire ?

Toute personne majeure possĂ©dant une piĂšce d’identitĂ© française en cours de validitĂ© et un smartphone peut se crĂ©er et utiliser son IdentitĂ© NumĂ©rique La Poste. Pour en bĂ©nĂ©ficier, c’est simple :

    1. Demandez votre Identité Numérique sur https://lidentitenumerique.laposte.fr/.
    1. Faites valider votre piĂšce d’identitĂ© par un postier assermentĂ© Ă  votre domicile ou en bureau de poste.
    1. Pour activer votre IdentitĂ© NumĂ©rique, tĂ©lĂ©chargez gratuitement l’application et choisissez votre code secret.


Quand vous vous rendez sur un site proposant de vous connecter avec Identité Numérique La Poste, identifiez-vous avec votre Identité Numérique.

Confirmez que c’est bien vous en utilisant votre code secret ou votre empreinte digitale.